Parcs et Sculptures en Val de Saône


Du 28 mai au 17 juillet 2016
Les weekends et jours fériés, de 11.00 à 19.00 au Château de Fareins et dans les autres lieux d’exposition, aux horaires particuliers qui sont indiqués.

ArtFareins 2016 associe une exposition publique et gratuite d’œuvres d’art sélectionnées, une résidence d’artistes, des performances et représentations publiques (danse, musique, théâtre, lecture...). Plus de trente sculptures/installations monumentales d’une vingtaine d’artistes seront créées et/ou installées dans le Parc et Château de Fareins (01480). De plus en fonction des propositions des artistes, d’autres seront présentées dans d’autres lieux d’exposition du Val de Saône :
- Le Château et parc de Fléchères (01480 Fareins)
- La Passerelle de Trévoux (01600) et ses bords de Saône
- Le Parcours religieux d’Ars sur Formans (01480)


Les artistes


Seront présents :

À FAREINS au Château Bouchet
we & fériés 11h > 19h - entrée libre
- Philippe AMIEL
- Jean-François AUBER
- Oriane BAJARD
- Jean-Claude BARATIER
- Clément BORDERIE
- Anne CLAVERIE
- Hortence DAMIRON
- Anne DELFIEU
- Sophie DODY
- Christian FAILLAT
- Gilbert FRIZON
- Olivier GIROUD
- Gaëlle GUIBOURGÉ
- Serge LANDOIS
- Gérald MARTINAND
- Sylvie MAURICE
- Denis PÉREZ
- Robert RIGOT
- Scenocosme
- Christian SOUCARET
- Ariane THÉZÉ
- Marc PEDOUX
- Victor CANIATO
- Yves HENRI

À FAREINS au Château Fléchères
aux horaires de visite du parc - 4 €
www.chateaudeflecheres.com
- Élisabeth CLAUS
- Jean-Michel DEBILLY
- Marc LIMOUSIN

À TRÉVOUX
Passerelle & place de la passerelle
- Gérald CAZÉ
- Jean-Michel DEBILLY

À ARS
Chemin des Pèlerins
- Josef CIESLA


La danse : Collectif Ishtar


Depuis une dizaine d’année le duo formé par la danseuse Ephia Gburek et le musicien Benoit Cancoin recherche les résonnances corporelles, sensitives, avec le lieu, la matière. Entrer dans le lieu pour qu’il nous dise comment danser, comment le son peut installer le dialogue. Pour la Biennale ArtFareins, le duo va inviter les sculptures dans cette rencontre. Ce sera donc une discussion entre les corps, les sons, la matière organique, les sculptures, les formes, le figé et le vivant.
Une plongée dans l’intime. Un voyage avec les géants.

En pratique
Représentations dans le parc du Château Bouchet à Fareins (ou dans le château en cas de pluie) :
- le samedi 18 juin 15.00-16.00 et 18.00-19.00
- le dimanche 19 juin 11.00-12.00 et 16.00-17.00

Entrée gratuite


Visites et autres activités


Visites accompagnées
Tous les samedis après-midi. Par petits groupes. A la demande
S’adresser à l’accueil.

Visites de groupes guidées
Pour publics scolaires, personnes handicapées, personnes âgées ou autres
Plutôt en semaine
Sur demande à Michel Gervaismichelg01480 chez hotmail.fr

Rencontres avec un artiste
Les samedis entre 11.00 et 12.00
Au Château Bouchet de Fareins et auprès des œuvres.
Programme en préparation
S’adresser à l’accueil et voir le site.

Lecture
Textes sur ou autour de la sculpture et des arts plastiques
Le dimanche 26 juin entre 16.00 et 17.00

Découverte de la sculpture sur pierre
Approche pratique avec une réalisation personnelle. Groupe de 4 personnes.
Enfants et adultes
Dates proposées (en fonction du nombre de participants : Juin 11, 12, 25 et 26
Horaire : entre 14.00 et 17.00
Lieu : à la Ferme du Château Bouchet à Fareins.
Inscription directe auprès de maître de stage : Marc Fiorini marcfiorini chez orange.fr_ Tarif : Adulte 45€ ; Enfants :


et toujours...


Parc du château Bouchet. Ici, une rivière de galets flottants aux couleurs d’arc-en-ciel suit le cours d’un ruisseau asséché. Elle a été réalisée il y a 2 ans par les enfants des écoles de Fareins sous la direction de l’artiste Marc Pedoux, accueilli en résidence. Là, un paysage dominé par une petite maison dressée vers le ciel enchante un bloc de pierre laissé à l’abandon. Il est l’œuvre du sculpteur-poète Victor Caniato. Perchée au sommet d’une tour, une guetteuse attentive, échappée du petit peuple pacifique d’Yves Henri, veille avec bienveillance sur les arbres et les hommes.
Ces trois sculpteurs, présents en 2014, ont souhaité que leurs œuvres traversent les saisons. Nées de l’inspiration d’un lieu, leurs sculptures ont désormais pris racine dans le parc du château et marquent de leur empreinte poétique le passage du temps. À voir ou à revoir.

Marc PEDOUX

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Paysage, 2014

"Dans la mouvance du Land Art, j’allie nature et sculpture avec un souci manifeste de mise en scène du paysage et des sites que j’appréhende. Mon travail de créateur présente l’environnement dans son aspect symbolique et poétique.
Montrer le rapport de l’homme au monde extérieur et apprécier la trace de son activité pour mesurer le sens d’un geste artistique dans nos sociétés."

Yves HENRI

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La guetteuse | 2014 (métal)

Le "petit peuple des guetteurs" est emblématique de son travail et de sa réflexion.
Ils sont installés en hauteur dans l’espace public, dans les lieux les plus divers et dans plusieurs pays. Le plus souvent perchés sur des bâtiments, ils voient loin, sont en alerte et veillent attentivement sur nous. Ils nous manifestent leur humanité et délivrent un message de paix et de tolérance.

Victor CANIATO

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Rivière volante, 2014 (pierre et métal)

De son rapport intime avec ces matériaux il nous livre des bouquets étoilés, des oiseaux, des petites maisons qui composent une grande part de son vocabulaire plastique. Ces représentations sont issues des images primitives, des contes et légendes qui constituent notre culture commune. C’est ainsi qu’il invente et installe une mythologie polysémique. Son art cherche ainsi à nous parler de nous d’une manière simple et poétique.


De la sculpture...


Quelle réalité contemporaine se cache sous cet art majeur avec la peinture et l’architecture, dans la hié- rarchie académique qui fait autorité depuis l’Antiquité grecque ? Quel est son héritage et quelle place occupe t-elle dans notre monde asservi par la dictature de l’image au point que celle-ci supplante souvent l’esprit qui préside à toute entreprise artistique la réduisant à un objet vide de toute transcendance ? Derrière le mot qui a signifié une pratique spécifique pendant des mil- lénaires dans toutes les civilisations qui l’ont trans- mise à partir des techniques de la taille, du modelage et de la fonte qui perdurent toujours pour une majorité d’artistes, se dissimulent d’autres réalités.

Le XXe siècle, riche en expérimentations ouvertes sur des conquêtes esthétiques où la représentation fut mise en cause et contestée au point de la supprimer, a renouvelé de façon inattendue la sculpture. Il n’est pas question de refaire ici l’historique de la sculpture moderne, mais interrogeons-nous sur l’origine et les conséquences d’une dérive aussi exaltante qu’ex- sangue de sens, de l’art contemporain. L’hermétisme irréductible en art n’a plus court, et sans doute cela a-t-il entraîné une certaine confusion des genres. De ses diverses composantes qui ont forgé son identité à travers les siècles, la sculpture s’est renouvelée consubstantiellement des acquis techniques et des innovations des pionniers. Plusieurs générations ont œuvré à la vie des formes oscillant de l’abstraction à la figuration. De cet état duel entre une fidélité au réel et des créations au caractère émotionnel en lien avec un imaginaire affirmé, se dégagent les voies essentielles empruntées par l’invention sculpturale contempo- raine. Pour un certain nombre de sculpteurs, le dia- logue avec le passé a cessé. La sculpture contempo- raine en est-elle encore l’héritière pour autant ? Rodin, Maillol, Arp, Brancusi, Pevsner, Gonzales, Giacommeti, Germaine Richier, Hajdu, Schöffer, Tinguely sont-ils si éloignés des recherches des sculpteurs d’aujourd’hui ? Si l’écueil était prévisible avec le vieillissement des avant-gardes et portait la sclérose de ces modèles pro- phétiques détournés au désavantage d’une authen- tique créativité, beaucoup d’expériences depuis près d’un siècle ont donné naissance à un éclectisme géné- rationnel dans le tumulte duquel nous pouvons espé- rer détecter les perles de la sculpture nouvelle.

Or c’est dans la similitude et la différence, sinon dans la contradiction, que témoigne le mystère de l’animation des formes. Celles-ci nous font passer de l’apparence d’un objet à un univers plastique indivi- sible où l’imagination sensible d’une force calculée nous révèle à la fois l’œuvre et l’homme, l’outil et les matériaux pour une nouvelle action poétique dont le souffle vivifiant est sujet à une nouvelle rupture autant avec le passé récent de l’abstraction qu’avec la tradi- tion classique.

Si la sculpture ne manque pas de talents, ceux-ci manquent parfois d’invention. Par la répétition et la tentation d’une complaisance séductrice, elle s’est souvent égarée du côté décoratif qui explique l’essouf- flement qu’a connu la sculpture à des moments inter- mittents de son histoire, qui pourrait justifier l’étonne- ment de Baudelaire, toujours d’actualité, lorsqu’il pose la question : "Pourquoi la sculpture est elle si ennuyeuse ?" Faut-il y voir encore la priorité accordée à la peinture dont le voisinage dans les salles d’exposi- tion monopolise l’attention du public malgré lui, par un foisonnement plus riche, plus attractif et aussi détaché d’un art plus artisanal, voué à l’isolement plus qu’un autre et trouve conséquemment quelques difficultés à affirmer son autonomie. Mais aussi, faut-il le dire, la désillusion qui est souvent la nôtre face à une produc- tion rétrograde d’œuvres "abstraites", naturalistes ou expressionnistes qui sont les succédanés d’une vulga- risation des créations inimitables, auréolés du prestige des maîtres.

Alors quel avenir ? Face à l’ennui et une sorte de déshérence, la réaction est venue de la corporation elle-même. Après la seconde guerre mondiale, salons et symposiums (le premier a lieu au village olympique de Grenoble en 1967) vont réveiller la vitalité de la sculpture, sa proximité avec l’art urbain avec le 1% pour un dialogue avec l’architecture et la ville. Le Salon de la Jeune Sculpture créé par Denys Chevalier en 1949, dans les jardins du musée Rodin aux multiples avatars féconds jusqu’à sa disparition avec son fonda- teur en 1978, en fait une vitrine irremplaçable et le vivier où puisèrent plusieurs générations. Il reste une étape fondatrice des multiples manifestations consa- crées à la sculpture.
Depuis une vingtaine d’années, une accélération s’est produite qui a placé la sculpture au premier plan de l’actualité artistique. Le nouveau destin de la sculp- ture s’est enrichi de recherches innovantes grâce à l’élargissement des moyens et des matériaux. De tail- leur de pierre, modeleur, le sculpteur est devenu sou- deur, mécanicien recourant aux techniques modernes de l’industrie. Le bois, la pierre, le marbre, le plâtre, l’argile, l’acier, rivalisent avec les matières plastiques, les résines synthétiques, s’adjoignent les ressources immatérielles du Cinétisme, de la sculpture-objet aux environnements, jusqu’au Land’art. L’habileté profes- sionnelle rivalise avec la science, sans renoncer au "métier" sur lequel se fonde l’identité pérenne de la sculpture régénérée par un champ de vision repous- sant toujours plus loin l’expression formelle assimilée par un courant qui défie toujours davantage l’humain. L’énigme, le secret sont toujours tapis derrière les apparences prétendument les plus familières comme les plus connues. La multiplication des manifestations de sculptures dans des lieux patrimoniaux ou paysa- gers est non seulement le symbole signifiant d’une renaissance de la sculpture aujourd’hui mais elle lui redonne son sens originel d’un dialogue avec l’environ- nement spatial et la lumière.

Avec la seconde édition de Sculptures & Parcs en Val de Saône, ArtFareins répond à l’attente inconsciente et curieuse d’un public qui entend partager les "illumina- tions", au sens rimbaldien du mot, du sculpteur.

La réalité corporelle du château Bouchet de Fareins et celle de son proche voisin le château de Fléchères prolongé par la Passerelle de Trévoux et du parcours religieux d’Ars est riche de promesses. Gageons que les artistes invités sauront répondre avec des œuvres aussi magnétiques que surprenantes, aux inquiétudes tues comme aux espérances existentielles de nos contemporains.

Dans cette nature initiatrice et salvatrice pour des sentiments éternels, toujours cernés par le déséqui- libre d’un temps où la laideur, le doute et la bêtise pré- valent plus que de raison, la sculpture soucieuse de se mesurer à tout instant aux mouvements de notre vie et à ses pensées, déroule un labyrinthe que nous sommes invités à parcourir. Générateur d’émotions, cet itinéraire propose une gestuelle mystérieuse que nous ne pouvons manquer d’éprouver au plus profond de notre être.

L’œil commande à la main, et l’esprit au sens. Osons nous approcher, toucher ces manifestations de l’imaginaire.

Telle est la mission de l’art : provoquer un élan vers un apaisement enivrant de la certitude, et de la beauté, quelle que soit son apparence. Tel est le rôle de l’ar- tiste, produit et instrument de notre temps. Et le nôtre, dans un irrépressible désir de partager tactilement avec ces volumes, ces structures séduisantes ou dans l’attente de leur apprivoisement.

Sans ce magnétisme, nulle justification à la sculp- ture actuelle, aussi déconcertante qu’elle puisse être parfois que radieuse de ses acquis au service de cette "flamme" dont parle Rodin, à laquelle est redevable toute chose, et donc toute création.
Ceux que vous allez découvrir l’entretiennent.

Lydia Harambourg
Historienne de l’art Membre correspondant de l’Institut Académie des Beaux-Arts


Quatre lieux prestigieux


CHÂTEAU BOUCHET - Fareins

Situé au cœur du village de Fareins, le château Bouchet est construit sur le site d’une ancienne maison bourgeoise. Racheté par la municipalité après avoir été un centre musical, il accueille pour la seconde fois la biennale de sculpture Art-Fareins.

Le parc du château, d’une superficie de 5,5 hectares, compte 13 essences d’arbres remarquables de par leur rareté et leur taille, ainsi qu’une éolienne, une glacière, des ponts et un pigeonnier. C’est au cœur de cette nature généreuse et apprivoisée, parmi les hêtres, les ifs, les cèdres majestueux, les séquoias géants que 29 sculpteurs contemporains sont invités à exposer leurs œuvres.
En synergie avec la nature, les artistes investissent l’espace, établissent un dialogue avec la terre ou le ciel, réconcilient l’âpreté de la matière et la douceur des rêves, invitent à la réflexion ou à la contemplation. Ils questionnent notre relation au monde et poétisent le réel.

PASSERELLE & PLACE DE LA PASSERELLE - Trévoux

Avec ses bâtiments et ses hôtels particuliers des 17e et 18e siècles dominés par les ruines d’un château fort, la ville de Trévoux, ancienne capitale de la principauté de Dombes, ne manque pas de cachet.
Ville d’art et de culture, Trévoux accueille entre ses murs, dès le 17e siècle, des imprimeurs-libraires qui publieront le célèbre Dictionnaire de Trévoux, mais aussi des orfèvres experts dans l’affinage de métaux précieux. Plus tard, elle se spécialisera dans la filière en diamant.
À l’occasion de la biennale 2016, la ville expose les œuvres de deux sculpteurs : installées au sommet d’un pilier de ladite "passerelle de Trévoux" - un pont suspendu au-dessus de la Saône qui relie le département de l’Ain à celui du Rhône – les Vénus monumentales de G. Cazé offrent leurs courbes tendres au regard des passants. Place de la passerelle, devant la maison des Sires de Villars, trois sculptures en pierre taillées par J.M. Debilly dans des blocs issus de la démolition d’édifices se reflètent dans le miroir d’eau tout en faisant écho à l’architecture des lieux.

CHÂTEAU DE FLÉCHÈRES - Fareins

Édifié au XVIIe siècle sur la commune de Fareins, récemment restauré, le château de Fléchères est classé monument historique. Sa visite permet d’admirer, outre les grandes cheminées sculptées et les boiseries Louis XV, de superbes fresques réalisées par un peintre italien en 1632.
Le jardin à la française et le parc à l’anglaise du château, étendus sur 30 hectares, invitent à la déambulation poétique. Pendant la biennale 2016, 4 sculpteurs investissent ces extérieurs dans un jeu de correspondances. M. Limousin, artiste pluridisciplinaire, lève un regard onirique sur la nature qui l’entoure. Telles des attrape-rêves, les sculptures mobiles de C. Soucaret, issues de matériaux de récupération, jouent avec le murmure du vent. En écho à l’enchevêtrement végétal, E. Claus déploie dans l’espace des entrelacs de lignes souples et légères, réseaux arachnéens qui découpent la lumière et tracent dans l’air des itinéraires inattendus. Inspirés des prisons imaginaires du graveur Piranese, les cubes noirs de J.M. Debilly révèlent une architecture intérieure complexe et débridée, un labyrinthe en clair-obscur où il est tentant de s’aventurer.

CHEMIN DES PÈLERINS - Ars-sur-Formans

Ars-sur-Formans est une ville sanctuaire. Elle reçoit chaque année près de 500 000 pèlerins qui viennent se recueillir sur la tombe de Jean-Marie Vianney, Saint curé d’Ars. Depuis 1982, la basilique d’Ars, avec son clocher en carrons (briques rouges typiques de la Dombes), sa pierre blanche et ocre, ses dômes vert d’eau, ses vitraux et peintures décoratives, est classée monument historique. C’est sur le parcours des pèlerins, chargé de spiritualité, que l’artiste d’origine polonaise J. Ciesla expose une de ses œuvres.


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