Portfolio


"Il s’évertue patiemment, depuis vingt ans, à rendre visible l’invisible à travers la mise en place de dispositifs spatiotemporels, cristallisant ainsi l’énergie identitaire des lieux." dixit Jean-Pierre Haddad.


Présentation


CLEMENT BORDERIE

Né en 1960 à Senlis, il vit et travaille à Paris. Riche de sa formation aux Manufactures Nationales des Gobelins-Mobilier National à Paris, il devient peintre et sculpteur...

« Sauf qu’il ne sculpte pas mais réalise des dispositifs à faire des toiles. Et qu’il ne peint pas davantage, mais laisse agir l’environnement sur ces matrices pour en capter une image. »
« Sur ses toiles vierges de toute émulsion, il capte et capture le temps comme sur une pellicule ou dans un piège. Temps chronologique ou climatique. Espaces-temps pris dans un drap à la virginité dès lors maculée. Impressions, empruntes, oxydations. (…) Est-ce à dire que l’artiste ne fasse rien ? Non. Il orchestre cette capture. Il veille, traque et relève le piège. Ce cube-matrice engendre, mais lui choisit le lieu et la durée. Il fait tout et laisse faire »... Ainsi le décrit Jean-Pierre HADDAD, philosophe.

De nombreuses expositions personnelles et de groupe ont permis de faire découvrir son travail :
Mac/Val 2014, FIAC Hors les murs Paris 2013, « Art Vidéo 2 » Tours 2013, Galerie Fernand Léger Ivry 2013… et à Bruxelles, Zurich, Berlin, Hambourg, Budapest, Abou Dhabi, La Havane…

Contact :
Clément Borderie

Sites :
kp5.net/clement-borderie.pdf
youtube.com
fiac.com/fr/clement-borderie
fernandleger.ivry94.fr/exposition-clement-borderie


Clément Borderie par Jean-Pierre Hadddad


« Sur ses toiles vierges de toute émulsion, Clément Borderie capte et capture le temps comme sur une pellicule ou dans un piège. Temps chronologique ou climatique. Espaces-temps pris dans un drap à la virginité dès lors maculée. Impressions, empruntes, oxydations. La trace, chimique ou physique, est marque du temps qui passe… qui passe par-là, dessus, autour, tel l’atmosphère et le climat. Images du temps qu’il fait et de l’imaginaire de l’artiste. Une série de dualités actives sont, en effet, mises en œuvre et fonctionnent comme une touche picturale : court/long, froid/chaud, sec/humide, durée/lieu, tangible/impalpable, visible/invisible, gris/couleur, abstrait/concret.

L’espace et le temps sont donc saisis sur des espaces-toiles ponctués, rythmés de tâches plus ou moins denses, de variations chromatiques et plastiques. L’air du temps fait trace. Temps en l’air suspendu à ces traces. Révélation de la capture : le temps est un échappement qui laisse des traces.

Est-ce à dire que l’artiste ne fasse rien ? Non. Il orchestre cette capture. Il veille, traque et relève le piège. Ce cube-matrice engendre, mais lui choisit le lieu et la durée. Il fait tout et laisse faire. Il s’efface et revient, contemple la surface et d’un coup décide de l’achèvement de l’œuvre. Dans son effacement même, l’artiste se démultiplie. Il est triple médium : de son idée à la nature, de la nature à l’art et de l’art à nous.

Clément Borderie rêve peut-être d’un temps qui ne soit pas seulement sien mais libre. Le temps d’un soi échappé, qui fugue… temps ouvert sur un espace de rencontre ».

Jean Pierre HADDAD


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